Glioblastome : quelle est cette forme rare de cancer qui touche neuf personnes dans le Gard ?

Le glioblastome est la tumeur cérébrale la plus fréquente chez l’adulte. Ce cancer, qui touche des cellules du système nerveux central, est grave et particulièrement agressif : son évolution est souvent rapide et le taux de survie à 10 ans des patients qui en souffrent est inférieur à 5%.

Mais le glioblastome reste rare : 3 481 nouveaux cas ont ainsi été recensés en France en 2018. Alors pourquoi pas moins de neuf cas ont été signalés dans le Gard entre 2006 et 2015 ? C’est l’objet d’un rapport publié par Santé Publique France.

Des inquiétudes sur la situation environnement et sanitaire

Cette grande enquête a été menée dans 7 communes situées autour de la zone industrielle de Salindres, dans laquelle vivaient les neuf personnes touchées par ce cancer. "Des inquiétudes se sont exprimées sur la situation environnementale et sanitaire de cette zone", peut-on lire dans le rapport.

Et pour cause : le taux d’incidence du glioblastome dans ce bassin de l’aluminium et de la chimie est trois fois supérieur à la moyenne départementale. "L’observation de ce regroupement de cas dans ces communes justifie la mise en place d’une investigation environnementale préliminaire et de la poursuite de la surveillance sanitaire", explique le rapport.

D’autant que trois des neuf personnes touchées par ce cancer avaient travaillé sur la plateforme chimique de Salindres, classée Seveso seuil haut, une classification qui regroupe les entreprises dans lesquelles des matières dangereuses sont présentes.

Glioblastome : des causes encore mal connues

Si les causes du glioblastome sont encore mal connues, les rayonnements ionisants sont des facteurs de risque avérés. Pour tenter d'expliquer cet excès de cas dans le Gard, Santé Publique France va collecter des informations sur la qualité de l’environnement "afin de déterminer si une exposition des malades à un agent toxique ou pathogène est plausible".

Parmi les cinq femmes et quatre hommes concernés, huit sont aujourd’hui décédés. Car si la radiothérapie,

(...) Cliquez ici pour voir la suite