Le goût de l'asphalte reste le plus fort

Magazine, campagnes de pub, expos tracent plus que jamais leur route. Analyse.

Quelque part dans le désert californien. Deux pieds en escarpins plantés au milieu d'une route abandonnée. La nouvelle campagne Calvin Klein, la première de l'ère Raf Simons, le nouveau directeur artistique de la maison "La vision cinématique et romantique de l'Amérique du point de vue d'un outsider", analyse la marque. La route fait encore et toujours partie de la vision romancée de l'Amérique, celle de Jack Kerouac des années 50 et 60, imagerie de l'évasion, de la liberté et de la contestation. On la retrouve aussi consacrée dans le mook Roaditude, un biannuel qui décortique des sujets aussi variés que la poésie urbaine de Vans ou le film Crash de David Cronenberg.

"Quand on prend la route, on s'inscrit dans un mouvement et tout redevient possible. Cette expérience redéfinit notre rapport à nous-même et aux autres", analyse Laurent Pittet, son rédacteur en chef. Une tendance que confirme Alexandre Zurcher, fondateur de Planet Ride, jeune plateforme mettant en relation voyageurs et agents spécialisés dans le road-trip. "Mais contrairement aux années hippies, la quête d'un ailleurs n'est plus porteuse de contestation" , estime la philosophe Véronique Bergen. Quand les soixante-huitards prenaient la route pour faire bouger le monde, aujourd'hui, les voyageurs aspirent à se confronter à eux-mêmes.

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