Golshifteh Farahani : « Je suis comme un oiseau »

Anne Michelet

L’actrice franco-iranienne est l’héroïne d’« Un divan à Tunis », de Manele Labidi. Passionnée, éprise de liberté, cette brune envoûtante n’a pas de frontières et se raconte entre sourires et mélancolie.

La réalisatrice vous voulait absolument dans son film. Comment avez-vous réagi en lisant le scénario ?
Golshifteh Farahani - 
Quand je l'ai lu, j'ai ri et j'ai adoré. Je me suis rendu compte que j'avais beaucoup de points en commun avec Manele : c'est une femme forte et douce, avec un caractère complexe. Même s'il s'agissait de son premier long-métrage, je sentais qu'il allait être extraordinaire.

L'histoire se déroule dans une Tunisie postrévolution où votre personnage s'installe comme psychanalyste…
Golshifteh Farahani - J'aime ce regard, c'est un autre angle vers la vérité. Derrière le côté tragique, pour aborder un sujet grave, on peut toujours apporter un sens de la comédie, les deux angles marchent parfaitement. A notre époque, on a de plus en plus besoin de comédies intelligentes qui traitent de choses pas nécessairement légères.

Etiez-vous contente que l'on vous propose enfin une comédie ?
Golshifteh Farahani - Absolument. Ça faisait un moment, depuis Santa & Cie , d'Alain Chabat, que je n'avais pas joué dans une comédie. Or c'est quelque chose que j'adore. Autant je suis attachée à jouer dans des films où les sujets me tiennent à cœur, autant j'ai envie de dire oui lorsque l'on me propose une comédie. J'espère que la comédie m'aimera autant que je l'aime !

Qu'est-ce qui vous a touchée dans Selma, que vous incarnez ? </...Lire la suite sur Femina.fr

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