“Grâce à Dieu”: le recours du père Preynat définitivement rejeté par la Cour de cassation

Thibault Lucia
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L'exploitation du film Grâce à Dieu va pouvoir continuer : comme le rapporte l'AFP, mercredi 6 janvier, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Bernard Preynat, qui demandait l'arrêt de l'exploitation du film de François Ozon, au motif selon lui qu'il mettait en cause sa présomption d'innocence. Dans ce long-métrage sorti en février 2019, on suivait le parcours de trois hommes qui accusaient l'ex-prêtre de violences sexuelles, ainsi que leur lutte pour créer l'association la Parole libérée, dans le but de porter l'affaire devant la justice et dénoncer la complaisance de l'Eglise.

Avant même sa sortie en salle, le père Preynat avait saisi la justice, en vain, afin d'interdir la diffusion du film, avant d'être à nouveau débouté en appel, concernant l'exploitation en DVD et VOD de l'oeuvre, en juin 2019. Il s'était alors pourvu en cassation, sans succès encore, la plus haute juridication française ayant motivé sa décision du 6 janvier par le fait que le long-métrage relevait d'un “débat d'intérêt général” et que la présomption d'innocence de l'ancien prêtre du diocèse de Lyon était rappelée avant le générique. Pour rappel, en mars 2020, Bernard Preynat avait finalement été condamné à cinq ans de prison ferme pour "agressions sexuelles" sur des scouts âgés de 7 à 15 ans, entre 1971 et 1991.

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