Grève des IVG : une militante féministe dépose plainte contre le syndicat de gynécologues Syngof

Marion Bothorel
Des militantes continuent de se mobiliser pour que des sanctions disciplinaires soient prises. Le premier syndicat des gynécologues et obstétriciens a menacé, il y a dix jours, d'arrêter les avortements, pour alerter sur le fonds de garantie des praticiens.

"Au moment où quelqu'un, un syndicat, un politique, croit en 2019 qu'il peut menacer les droits des femmes, toutes les femmes ont un intérêt à agir", tonne Anaïs Leleux, militante féministe au sein du Groupe F. Jeudi 21 mars, elle a déposé une plainte à l'encontre du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), auprès du procureur de la République de Paris. La plainte repose sur des faits "d'incitation à l'entrave à l'IVG" et "d'atteinte au droit des patientes de choisir librement leur médecin".

La militante féministe souhaite ainsi alerter sur ce qu'elle considère comme des menaces répétées du Syngof à l'encontre des droits des femmes. "Ce syndicat attaque tous les quatre mois le droit à l'IVG (...), ce n'est pas anodin qu'ils se soient attaqués à l'IVG, c'est idéologique", dénonce Anaïs Leleux.

"On sait que l'IVG, ça fait parler"

"Dans la situation très dangereuse qui est la nôtre, nous devons faire scandale et être prêt à arrêter la pratique des IVG pour nous faire entendre." C'est par ces mots que débutait la newsletter du Syngof, adressée à ses 1 600 adhérents, mardi 12 mars. Le syndicat brandissait la menace de stopper la pratique des interruptions volontaires de grossesse (IVG) pour négocier avec les autorités sur un sujet sans rapport avec l'IVG, le fonds de garantie de leur profession. Le syndicat demande que ce fonds de garantie couvre (...)

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