Grammy Awards : Anitta, féminisme et fesses à l'air

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Féministe et fesses à l'air, la superstar brésilienne sort « Girl from Rio », un album phénomène qui célèbre avec humour les habitantes des favelas.

ELLE. Pourquoi ce sample de « Girl From Ipanema » ?

Anitta. Je viens des favelas de Rio, et cette chanson d'Antônio Carlos Jobim évoque plutôt un quartier chic et branché de la ville. J'aime bien cette dualité qui diffère de ce qu'on attend de moi.         

ELLE. Les préjugés sur les gens des favelas ont la vie dure ?

A. Quand je dis que j'ai grandi dans un quartier pauvre, les étrangers pensent que j'ai beaucoup de choses à raconter. Les Brésiliens, eux, me regardent, dégoûtés, du genre : tu ne fais pas partie de notre monde.          

ELLE. Comment expliquez-vous votre immense succès ?

A. Je suis vraie, authentique. Je ne rentre pas dans les cases. Et j'ai eu la chance de marcher à l'international, un vrai coup de poker. Mais je suis passionnée et déterminée. Plus jeune, je ne sortais pas, je ne voyais pas mes amis, je travaillais. J'ai bu ma première goutte d'alcool à 23 ans ! J'avais un show télé, et mon prof d'espagnol m'attendait dans ma loge pour me donner des cours entre deux enregistrements.               

ELLE. Avez-vous souffert du sexisme ?

A. Oui. On me répétait qu'il fallait que je parle d'amour dans mes chansons, que je sois gentille. Mais je ne me suis pas soumise aux normes et, maintenant, tous les préjugés dont j'ai souffert se transforment en empowerment.           

ELLE. « Vai, malandra » est une chanson body positive ?

A. Absolument. J'ai tenu à ce qu'on voie la cellulite sur mes fesses, qu'elle ne soit pas floutée....

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