Le grand chantier du chiffrage de la fraude sociale

C’est un des thèmes de prédilection du gouvernement pour trouver du financement : la lutte contre la fraude sociale. En mai dernier, Gabriel Attal, alors ministre des Comptes publics, a présenté des mesures pour doubler le nombre de redressements d’ici à 2027. Parmi les propositions les plus emblématiques, la fusion de la carte Vitale et de la carte d’identité ou encore l’allongement de la durée de résidence de six à neuf mois pour toucher certaines prestations comme le minimum vieillesse.

Problème, le montant de la fraude sociale est encore très difficile à évaluer. Plusieurs rapports sur le sujet ont déjà été publiés, présentant des chiffrages différents. En 2022, les pouvoirs publics ont détecté plus de 1,5 milliard d’euros de fraude sociale. Des chiffres qui, selon certaines études, pourraient être dix fois plus élevés. La Cour des comptes a aussi fait son diagnostic, estimant que pour les prestations sociales, le manque à gagner pourrait tourner entre 6 et 8 milliards d'euros.

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Cette lourde tâche d’évaluer la fraude sociale revient désormais au Haut conseil du financement de la protection sociale (HCFPS). Rattachée aux services de la Première ministre, l’institution doit dresser un état des lieux de la fraude sociale et présenter des pistes pour la diminuer. “Nous devons pouvoir clarifier les données sur le montant de la fraude sociale ce qui n’est pas si simple car elle couvre plusieurs (...)

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