Grande démission : les Français n’ont jamais autant quitté leurs emplois depuis 2008

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Plus d’un demi-million de salariés français ont démissionné par trimestre à la fin de l’année 2021 et au début de l’année 2022, d’après la Dares. Un chiffre plus élevé qu’au début de la crise financière de 2008.

La « grande démission » américaine a bien traversé l’Atlantique. D’après une étude publiée le 18 août dernier par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), près de 520 000 démissions ont été enregistrées par trimestre, à la fin de l’année 2021 et au début de l’année 2022. 470 000 d’entre elles concernaient des salariés en CDI.

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Elles ont atteint un niveau « historiquement haut » d’après l’institution, du jamais vu depuis le premier trimestre 2008 : au début de la crise financière d’il y a quinze ans, 510 000 démissions avaient été comptées, dont 400 000 pour des CDI. Si l’on rapporte ce chiffre au nombre de salariés français, ce sont 2,7% d’entre eux qui ont été démissionnaires en 2021 et 2022. En début 2008, ils étaient 2,9%. À titre de comparaison, ce pourcentage était de 3% en décembre dernier aux États-Unis, où le concept de « grande démission » est né.

Un phénomène « ni inédit, ni inattendu »

Il n’y a pas de quoi prendre peur, car ce phénomène n’est « [ni] inédit, ni inattendu » d’après la Dares. L’institution reliée au ministère du Travail rapporte que « le taux de démission est un indicateur cyclique ». « Il est bas durant les crises et il augmente en période de reprise, d’autant plus fortement que l’embellie conjoncturelle est rapide. Durant les...

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