Grenelle des violences conjugales : les associations féministes déçues

Marine Revol

Samedi 23 novembre, la marche #NousToutes contre les violences sexistes et sexuelles a rassemblé 49 000 personnes à Paris. Ce lundi 25 novembre, à l’occasion de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, Edouard Philippe a présenté les conclusions du Grenelle des violences conjugales. Les associations féministes dressent un bilan mitigé des mesures annoncées.

« C’est du réchauffé »

Alix Chazeau-Guibert, porte-parole d’ Osez le féminisme ! 

« Nous ne sommes pas du tout satisfaites, le rapport commandé par la ministre de la Justice et pointant les défaillances du système allait dans le bon sens mais malgré ça, les mesures ne sont que du réchauffé. La médiation familiale en cas de violences est déjà interdite depuis 2014, la formation obligatoire à l’égalité filles-garçons est déjà mise en place depuis 2010. Quant à l’ajout de la notion de harcèlement et de suicide forcé dans le code pénal, c’est une très bonne chose mais cela restera à l’appréciation de juges qui ne sont pas formés à la question des violences, cela me paraît dangereux. La seule chose positive, c’est que les femmes victimes et les hommes coupables vont en entendre parler au JT et vont savoir qu’en France, il y a une volonté de lutter contre ces violences. Depuis #MeToo, on a enfin réussi à en parler dans les médias et à imposer le mot "féminicides". Le problème, c’est que cela donne l’impression que le gouvernement bouge alors qu’en réalité, il n’y a pas de grosse nouveauté. »

« Nous demandons qu’il y ait des Maisons des Femmes dans tous les départements »

Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes 

« La mobilisation des associations et de la société a mis le sujet au cœur du débat, nous avons quand même réussi à mettre tous les ministères en rang d’oignons ! Nous...

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