Grippe : pourquoi certaines personnes sont-elles plus malades que d'autres ?

D’après le Réseau Sentinelles, les consultations pour des symptômes grippaux ont bondi de 62% en France. Toux, fièvre, courbatures, forte fatigue, maux de tête : les symptômes de la grippe sont virulents. Cependant, nous ne sommes pas tous égaux face à cette infection virale.

Le degré de gravité des symptômes varie d’une personne à une autre, même si elles ont été contaminées par la même souche du virus. D’après une étude scientifique de l’université de Californie, publiée sur Plos Pathogens, la sévérité de la grippe dépendrait en réalité des infections attrapées pendant l’enfance. Les recherches ont démontré que la réaction immunitaire était donc différente à l’âge adulte.

L’étude a été centrée sur deux souches du virus de la grippe : le H1N1 et le H3N2. La première souche s’avère être la moins dangereuse des deux. Les enfants et les jeunes adultes sont le plus impactés par l’infection. Par contre, la deuxième souche est la plus mortelle, car elle atteint particulièrement les personnes âgées et les plus fragiles.

Recensés par le département des services de santé de l’Arizona, 9 510 cas saisonniers de virus H1N1 et H3N2 ont été étudiés. Première indication constatée par les scientifiques : les personnes confrontées au virus H1N1 pendant leur enfance avaient moins de risque d’être hospitalisées à l'âge adulte si elles l'attrapaient à nouveau.

À l’inverse, les enfants qui avaient contracté le H3N2 avaient plus de chance de finir à l’hôpital s'ils étaient touchés plus tard le virus grippal H1N1. Les chercheurs avaient également observé que les personnes atteintes par le virus H3N2, pendant leur enfance, recevaient une protection supplémentaire.

Cependant, les enfants ayant été exposés au H2N2, un cousin proche du H1N1, n’avaient pas de protection immunitaire lorsqu’ils attrapaient plus tard le H1N1. Les scientifiques ont eu beaucoup de mal à expliquer ce phénomène, car les deux souches sont dans le même groupe. De plus, des précédentes études avaient démontré qu’une exposition

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