Grossesse pendant le confinement : « Je me pose des questions que je n’aurais jamais imaginées »

Amandine Seguin

La propagation du Coronavirus impacte le suivi de grossesse. Témoignages.

Hasard de calendrier, l’échographie du deuxième trimestre de Bénédicte était fixée une heure après le début du confinement. Elle a pris la route avec son mari pour se rendre à l’hôpital d’Agen, dans le Lot-et-Garonne. Prévoyante, cette mère de quatre enfants avait appelé pour s’assurer qu’elle pouvait être accompagnée. Cependant, la situation avait évolué entre temps. Ils ont été les derniers à pénétrer à deux dans la salle d’examen. Conformément aux recommandations émises, dimanche, par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français et le Collège français d’échographie fœtale, les règles se sont durcies et les accompagnants ne sont plus les bienvenus.

« Pas de risque ni de malformation »

Une situation qui ne chamboule pas celle qui se prépare à accueillir son cinquième enfant. Infirmière de profession, elle confie avoir été soulagée par les premières études qui montraient que la grossesse n’est pas un facteur aggravant en cas de contamination. « Je me méfie seulement de la fièvre qui peut provoquer des contractions, mais désormais je reste chez moi ». Son observation rassurante est confirmée par le professeur Yves Ville, chef du service obstétrique et de médecine fœtale de l’hôpital Necker, à Paris. « Ni les fœtus, ni les enfants, ne se contaminent durant la grossesse ou à l’accouchement », énonce le médecin. « Il n’y a donc pas de risque ni de malformation, ni d’anomalie...

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