Grossophobie dans la mode : voici pourquoi Gabrielle Deydier en a ras-le-bol

Alice Pfeiffer
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Ne vous fiez pas à la promesse de “body-positivity” dont se targue aujourd'hui l'industrie de la mode. Comme nous le raconte Gabrielle Deydier, autrice et réalisatrice de travaux sur la grossophobie, son amour pour le style est à sens unique : “Notre société capitaliste est tellement grossophobe qu’elle préfère se refuser une part du marché plutôt que de vêtir une clientèle grosse.”

On ne vous apprend rien : pour le milieu de la mode, c’est incontestable, la maigreur féminine est à la fois la norme et l’idéal, seuls les corps maigres étant invités à incarner les tendances et les campagnes dans les magazines, et par ailleurs à défiler sur les podiums. Et si l'on a bien vu émerger, ces dernières années, une poignée de mannequins dites “grande tailles”, leur corpulance ne dépasse en général qu'à peine la moyenne nationale. Leur mise en avant est ainsi davantage une stratégie de communication pour les marques qu’une réelle volonté d’inclusivité : en boutiques, l'offre vantée s’avère souvent introuvable.

Une absence révélatrice du dénigrement d'une clientèle dite grande taille, et la pointe de l'iceberg des pratiques grossophobes de l'industrie. Offre quasiment inexistante, coupes difformes, pièces dissimulant la silhouette : pour la population grosse, la priorité ne serait pas le style mais l'invisibilisation de leurs corps, comme nous le raconte Gabrielle Deydier, autrice (On ne naît pas grosse, éd Goutte d'Or, 2017) réalisatrice (On achève bien les gros, 2020), et militante contre la grossophobie. Celle qui adore la mode s’est vue confrontée à une industrie “qui préfère ignorer une part du marché plutôt que de proposer des grandes tailles”, classification qu'elle remet d'aille

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