Gucci arrive en force dans l’univers de la haute joaillerie

Par Hervé Dewintre
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Gucci.
Gucci.

L'achat de l?immense joaillier américain Tiffany & Co par LVMH et, dans une moindre mesure, le soutien appuyé du groupe Richemont à la maison familiale Buccellati prouvent l?importance stratégique du secteur joaillier. Stratégique car, d?une part, il ne connaît pas la crise et, d?autre part, il offre des perspectives de croissance supérieures à celles de l?industrie du vêtement. Les chiffres sont éloquents : le taux de croissance annuel des bijoux se situe autour de 9 %, contre 5 % pour l?habillement. Les ventes annuelles de vêtements représentent dix fois la taille de celle de la joaillerie. La moyenne des transactions de marketing et de publicité pour l?habillement est près de vingt fois supérieure à celle de la joaillerie.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, les marques ne représentent que 20 % de l'ensemble du marché des bijoux et de la joaillerie. Ce n'est évidemment pas le cas dans l'horlogerie ou la mode. En d'autres termes, le marché de la parure précieuse représente un eldorado presque vierge qui n'attend que le savoir-faire des marques pour être cultivé. Les réussites ne manquent pas : on l'a vu ces deux dernières décennies avec Chanel et Dior mais aussi Louis Vuitton qui proposent des collections ambitieuses et abouties.

Un eldorado presque vierge

Gucci, à son tour, manifeste son intérêt pour la haute joaillerie en se donnant les moyens de son ambition. Une première collection, composée de 200 pièces (un chiffre très important), a été prés [...] Lire la suite