La guerre des diamants aura-t-elle lieu?

La montée en puissance des pierres fabriquées en laboratoire secoue les joailliers de la place Vendôme. Qui du diamant créé par l’homme ou de la pierre formée dans les entrailles de la Terre il y a trois milliards d’années restera le meilleur ami de la femme ? Enquête. 

Et un bébé éprouvette, vous n’allez pas me dire que c’est un faux bébé ? Eh bien pour les diamants de laboratoire, c’est pareil! tonne Manuel Mallen, cofondateur du joaillier Courbet. Entre un diamant de culture et un diamant naturel, la composition des gemmes est identique : ce ne sont que des atomes de carbone. Tous les diamantaires vous le diront, à moins d’investir dans des machines spécifiques, il est impossible de faire la différence entre les deux.» En 2018, l’entrée en lice de celui qui se définit comme la «première marque écologique de la place Vendôme» a eu pour mérite de mettre les pieds dans le plat en ouvrant le débat sur l’emploi de diamants de synthèse dans la joaillerie française.

Un diamant brut issu d’une mine africaine.

Un diamant brut issu d’une mine africaine. © DR

La même année, De Beers, figure historique de la production mondiale de diamants miniers, cédait aux sirènes du synthétique via la création de la marque de bijoux Lightbox. Si, aux Etats-Unis, le lobbying des start-up de la Silicon Valley fraîchement écloses dans le business du «diamant éthique qui ne vend que du positif» commençait à porter ses fruits, les grands noms de la joaillerie ne voulaient pas en entendre parler. Mais lorsque certaines entreprises ont appliqué aux diamants de synthèse les méthodes du marketing du luxe, c’est devenu un vrai sujet. «Le(...)


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