Guerre Israël-Hamas : Macron n’a « pas prévu d’envoyer des militaires français » contre le Hamas

La « coalition internationale » voulue par Emmanuel Macron n’implique pas d’envoyer des forces françaises armées au Proche-Orient, a reprécisé le chef de l’État.

PROCHE-ORIENT - « La lutte contre le terrorisme n’est pas l’affaire d’un seul pays. » Avant de décoller depuis Le Caire pour rentrer en France après deux jours de visites diplomatiques au Proche-Orient, Emmanuel Macron a répondu à quelques questions au sujet de son projet de « coalition régionale et internationale » pour lutter contre les « groupes terroristes », en particulier le Hamas.

Israël : ce que signifie la coalition internationale contre le Hamas évoquée par Emmanuel Macron

Cette coalition, évoquée à plusieurs reprises durant ses entretiens avec Benjamin Netayahu, Mahmoud Abbas ou Abdel Fattah al-Sissi, doit permettre de lutter contre le terrorisme « dans le respect du droit de la guerre et du droit humanitaire ». Pour l’heure, « il n’est pas prévu d’envoyer quelque militaire français que ce soit dans la bande de Gaza », a clarifié Emmanuel Macron, souhaitant avant tout « éviter l’escalade » dans la région.

La coalition voulue par le chef de l’Etat doit surtout permettre de « mieux cibler les terroristes, d’échanger les informations avec les partenaires, d’être plus précis et d’épargner les civils ».

Pour cela, le président de la République a déclaré vouloir « s’appuyer » sur la coalition contre Daech, sans préciser s’il faudra la faire évoluer ou s’en inspirer pour en créer une nouvelle. « Sur la base de cette coopération, bâtissons avec tous les États prêts à aider à lutter contre tous les groupes terroristes dont le Hamas, à partager les informations, identifier les terroristes et les neutraliser », a-t-il déclaré, comme vous pouvez l’entendre dans la vidéo ci-dessous :

Le Hamas a « une histoire très différente de Daech, mais c’est un groupe terroriste qui a décidé de commettre le pire dans la région : il est donc à combattre », a-t-il ajouté, estimant que le groupe islamique est à la fois un danger « pour Israël et pour les Palestiniens eux-mêmes ».

Emmanuel Macron a par ailleurs indiqué que le bilan des Français tués dans l’attaque surprise du Hamas le 7 octobre s’établit désormais à 31 morts, alors que neuf autres sont toujours en otages aux mains du mouvement islamiste palestinien.

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