Guerre en Ukraine: sur le front, des 4x4 transformés en lance-roquettes par l'armée ukrainienne

Guerre en Ukraine: sur le front, des 4x4 transformés en lance-roquettes par l'armée ukrainienne

Un système D très efficace. Sur le front ukrainien, les soldats de l'armée de Kiev ont commencé à recevoir des chars américains Abrams, selon Volodymyr Zelensky. Mais d'autres unités sont moins richement dotées et doivent continuer à s'appuyer sur des solutions faites maison, comme des 4x4 transformés en lance-roquettes, que BFMTV a pu observer en action.

Ce matin-là, l'unité suivie par nos équipes, celle du commandant Oleksandr, compte tirer sept projectiles de nuit. Pour ce faire, ils disposent d'installations artisanales de tubes montés à l'arrière de véhicules de type pick-up, qui disposent d'un espace ouvert à l'arrière. Il leur faut une vingtaine de minutes pour être prêts à tirer.

"Beaucoup d'unités veulent les mêmes"

Une fois l'ordre de tir donné, les roquettes s'élèvent et fendent le ciel. Après moins d'une minute de vol, elles touchent leur cible, à 19 kilomètres de là. Le commandant est satisfait.

"Beaucoup d'unités veulent les mêmes. Celui avec les trois tubes, c'est notre premier et il fonctionne toujours aussi bien, Dieu merci", explique Oleksandr.

Ces machines sont fabriquées dans un lieu tenu secret que BFMTV a pu visiter. Il s'agit d'un simple garage transformé en usine de guerre par Maksym, un étudiant de 19 ans. "Là, en ce moment, nous avons trois véhicules différents comme ça", présente le jeune homme, "certains ont trois tubes, d'autres six".

Espoir d'un retour à la vie normale

Avec son père Yuri, agriculteur, ils ont déjà livré 16 engins à l'armée ukranienne en un an. "Au départ, pour être honnête, beaucoup de personnes se moquaient de ce que l'on faisait", raconte Maksym. "Mais après qu'il a réussi à détruire une position russe pour la première fois, tout le monde a compris que ça marchait".

Ces simples agriculteurs devenus fabricants d'armes caressent l'espoir de retourner un jour cultiver leurs champs. À condition, disent-ils, que l'Occident renforce ses livraisons militaires à l'Ukraine.

Article original publié sur BFMTV.com