Hélène de Fougerolles : la résiliente

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Dans un livre coup de poing, l’actrice raconte ses blessures profondes soignées grâce à l’hypnose et dévoile le combat qu’elle mène aujourd’hui pour Shana, sa fille autiste.

Avec son visage solaire et son nom à particule, sa vie couleur bohème chic et ses rôles pétulants, on imaginait que la vie lui avait toujours souri. Mais Hélène de Fougerolles sait si bien jouer la comédie… Depuis dix ans, elle soulage ses bleus à l’âme en noircissant les pages d’un petit carnet, à la manière d’un journal intime. De cet exutoire est né un livre bouleversant. « J’ai écrit mon histoire pour m’alléger de ce que je n’arrivais plus à porter seule, pour me délester de ce poids, de ce secret et de ce que je m’infligeais. J’étais pleine de colère, il fallait que ça sorte. »

Confessions sans fard. Sur son enfance d’abord. Son père, représentant en vin, est un Rigoine de Fougerolles. Sa mère, une Redon Saumay de Laval, attachée de presse dans le milieu nautique. Hélène a 3 ans quand ses parents divorcent. « Maman a toujours tout recommencé de zéro avec ma sœur et moi sous le bras. » Déménagements, changements d’écoles et de beaux-pères. Bringuebalée d’un phalanstère de babas cools du côté de La Garenne-Colombes à la cabane d’un Robinson Crusoé en Guadeloupe, Hélène développe des capacités d’adaptation façon caméléon au fil des variations de fortune et de la bougeotte maternelles. « Quand elle devait se remettre à flot, elle nous laissait chez ma grand-mère, à Vannes »… où vit aussi le grand méchant loup, un oncle alcoolique qui se soulage les poings sur mère-grand. L’enfer durera trois ans et demi. « C’est à ce moment-là que j’ai arrêté de croire en Dieu et en l’homme. »

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J'ai écrit mon histoire pour me délester d'un secret et de ce que je m'infligeais

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