Hélène de Fougerolles : « Je remercie ma fille d’être entrée dans ma vie »

Anne Michelet
·2 min de lecture

On connaît l’actrice pétillante mais, dans son livre, « T’inquiète pas, maman, ça va aller »*, elle dévoile la différence de sa fille. Entre sourires et larmes, elle se confie avec une sincérité touchante.

Quel a été le déclic pour écrire et aller contre votre nature discrète ?
Hélène de Fougerolles - Je n’ai trouvé que ce moyen pour me libérer de tout ce que je portais : la colère, la tristesse, l’incompréhension. Un jour, j’ai écrit un scénario sur mon histoire, mais cela n’a pas abouti. L’éditrice Alexandrine Duhin m’a alors proposé d’en faire un livre. J’ai hésité avant d’accepter, et j’ai mis cinq ans à accoucher de ce projet. J’ai abandonné, repris, mais la fin du livre ressemble à ce que je suis aujourd’hui : heureuse, apaisée. J’ai parfois eu du mal à encaisser mais, désormais, je n’ai pas peur de m’exposer.

Ce livre agit-il comme une thérapie ?
Hélène de Fougerolles - Sans aucun doute. J’ai l’impression de m’y mettre à nu, ce sont mes tripes, mes émotions, et cela me rend vulnérable, mais j’assume tout. Il y a cinq ans, j’étais incapable de parler de tout cela, même avec mes amis. En interview, dès que l’on m’interrogeait sur Shana, ma fille, je changeais de sujet ou je disais simplement qu’elle était dyslexique. C’est d’ailleurs la vérité, mais je masquais le reste. Je n’arrivais pas à gérer, sans doute à cause de cette satanée culpabilité à laquelle des spécialistes n’ont cessé de me renvoyer.

Il est vrai que ce fut le parcours du combattant…
Hélène de Fougerolles - Nous vivons dans une société où il faut entrer dans des cases pour que l’on...

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