Hépatites A, B et C : quels sont les risques et comment les soigner ?

"Hépatite" signifie inflammation du foie. Différents virus sont responsables des formes A, B ou C, aux symptômes variables en phase aiguë (fatigue, maux de ventre, céphalées, fièvre, douleurs musculaires et articulaires…). Pas facile de les interpréter et de les traiter en conséquence ! La pathologie peut ainsi devenir chronique. C’est surtout le cas pour les hépatites B et C, premières causes de mortalité par infection dans le monde. Heureusement, l’organisme s’en débarrasse souvent de lui-même sans séquelle. Et les traitements se sont beaucoup améliorés. Explications du Dr Christophe Bureau, hépato-gastro-entérologue au CHU de Toulouse, Secrétaire général de la Société française d’hépatologie.

Hépatite A : on surveille son alimentation

C’est surtout la consommation d’aliments et d’eau contaminés par des matières fécales, lors de séjours en zone d’endémie (Amérique du Sud, Afrique, Asie, Europe Centrale) qui provoque la contamination. Mais on observe aussi en France une recrudescence chez les hommes homosexuels, en cas de rapports non protégés.

Les risques : Une jaunisse associée est un critère de sévérité, et dans moins d’1% des cas, l’hépatite A est fulminante, entrainant la destruction du foie. La bonne prise en charge : en l’absence de signe de gravité, on se contente d’éviter le paracétamol, toxique pour le foie. L’hospitalisation s’impose pour toute forme grave.

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Hépatite B : des traitements à vie

Environ 150 000 personnes sont contaminées chaque année en France, lors de rapports sexuels non protégés, par la mère à l’accouchement, ou par le sang via du matériel souillé (seringues, transfusion avant les années 1990).

Les risques : Les enfants, contaminés à la naissance, développent une forme chronique de l’hépatite B dans 90% des cas, alors que chez les adultes, c'est dans seulement 10% des cas, augmentant les risques de cirrhose et de cancer du foie. La bonne prise en charge : les antiviraux "analogues

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