Harcèlement de rue : hausse du nombre d’interpellations pour en 2021

© CribbVisuals/Getty Images

Les derniers chiffres publiés par la SSMSI indiquent que les interpellations pour délit d’outrage sexiste ont connu une augmentation entre 2020 et 2021.

Le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a indiqué ce jeudi 28 juillet que le nombre d’outrages sexistes enregistrés par les forces de l’ordre avaient connu une augmentation entre 2020 et 2021, passant respectivement de 1.400 à 2.300.

« Les victimes sont majoritairement des femmes » à 91 %, parmi lesquelles deux tiers ont moins de trente ans, indique le SSMSI dans son rapport. Lorsqu’il s’agit plus précisément d’outrages visant des personnes en raison de leur orientation sexuelle, le taux de victimes masculines atteint les 48 %. Quant aux agresseurs, ils sont « quasi exclusivement des hommes, majeurs pour la plupart », indique le service.

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L’outrage sexiste récemment considéré comme délit

L’encadrement juridique du harcèlement de rue n’est que très récent. En août 2018, c’est la loi Schiappa sur les violences sexistes et sexuelles qui avait initié la création d’un délit d’outrage visant à verbaliser ceux qui chercheraient à « imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».

Cependant, le dépôt de plainte étant impossible pour ces cas et la constatation se...

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