Harcèlement de rue : l'Assemblée vote le durcissement de l'outrage sexiste

©NICOLAS MESSYASZ / SIPA

L’article a été voté dans le but de faire de l’outrage sexiste un délit, adossé à une amende qui passerait de 1 500 aujourd’hui à 3 750 euros.

L'Assemblée a voté mercredi en faveur du durcissement de la répression des outrages sexistes et de la possibilité de déposer des plaintes en visioconférence pour certaines infractions, lors de l'examen de la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur.

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Lors d'une séance achevée peu avant minuit dans un climat tendu après des échanges d'invectives, les députés ont adopté à une large majorité, 170 voix pour, 28 contre, un article renforçant la répression de l'infraction d'outrage sexiste « aggravé ».

Une amende qui passerait de 1 500 à 3 750 euros

L'article voté vise à en faire un délit, avec une amende qui passerait de 1 500 euros actuellement à 3 750 euros. L'outrage sexiste, instauré récemment pour faire face notamment au « harcèlement de rue », désigne le fait d'imposer à une personne « un propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste », portant atteinte à sa dignité ou créant une situation « intimidante, hostile ou offensante ».

Il est considéré comme « aggravé » dans certains cas, par exemple quand il est commis par une personne abusant de son autorité, sur une personne vulnérable ou encore dans des transports collectifs. Un amendement pour étendre l'outrage sexiste aggravé à tous les mineurs, et non plus seulement aux moins de 15 ans, a également été...Lire la suite de l'article sur Elle.fr

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