Harcèlement scolaire: la fin du silence ?

Florence Trédez
·1 min de lecture

En parler avant qu'il ne soit trop tard, telle est la priorité sur laquelle s'accordent le gouvernement et les associations. 

Dans le rapport qu'il vient de remettre au Premier ministre, le député (MoDem) du Finistère Erwan Balanant fait cent vingt propositions pour lutter contre le harcèlement scolaire, qui touche 700 000 enfants chaque année en France et de plus en plus tôt (12 % en primaire, 10 % au collège, 4 % au lycée). Avec des conséquences parfois tragiques : un quart des victimes aurait envisagé le suicide, certaines sont passées à l'acte. Mettant l'accent sur la prévention et la détection des signaux faibles, le rapport préconise une série de mesures, parmi lesquelles la sensibilisation des enfants, la formation des adultes, la création d'un délit spécifique de harcèlement scolaire ou encore la lutte contre le cyber-harcèlement, le sexting ou le revenge porn.

Pour Olivia Mons, porte-parole de l'association France Victimes, c'est une bonne avancée vers la prise en charge d'un fléau encore trop souvent minimisé : « Il faut faire notre révolution pour que le harcèlement en milieu scolaire ne soit plus considéré comme une broutille ou des chamailleries. Les enfants doivent intégrer les notions d'empathie, de respect et de solidarité dès le plus jeune âge. Et les enseignants doivent être formés pour qu'ils soient aussi des éducateurs. Derrière un élève, il y a un enfant ou un adolescent qui peut souffrir de violences dans sa famille ou à l'école, et on ne peut plus imaginer que l'enseignant ferme les yeux et se retranche derrière ses compétences...

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