Harcèlement scolaire : « La posture institutionnelle privilégiée ne fonctionne pas du tout »

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Emmanuelle Piquet, psychopraticienne et auteure de nombreux livres sur le harcèlement scolaire, pointe les lacunes de l'Éducation nationale et les difficultés des adultes à comprendre les mécanismes du harcèlement à l’école. Entretien.

Début octobre, Dinah, une lycéenne de 14 ans victime de harcèlement scolaire, s’est donné la mort. Lors de la marche blanche en hommage à la jeune fille, ses parents ont mis en cause ses camarades et le corps enseignant, qu’ils estiment impliqués dans le suicide de leur fille. Chaque année, en France, 700 000 élèves, de la primaire au lycée, souffrent de harcèlement scolaire. Anxiété, solitude, perte de confiance en soi, échec scolaire, dépression, conduites suicidaires… Les nombreuses conséquences psychologiques du harcèlement à l’école peuvent pénaliser les enfants à long terme, s’inquiète l’Unicef.

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À l’occasion de la journée nationale de lutte contre ce fléau qui sévit dans les cours de récré comme en ligne, ELLE a demandé à Emmanuelle Piquet, pourquoi il est si difficile de résoudre le problème du harcèlement scolaire. Psychopraticienne, fondatrice de « Chagrin scolaire » – des centres d’intervention contre la souffrance scolaire à Lyon et à Paris – et mère de quatre enfants, elle est également auteure de nombreux ouvrages sur la question, comme « Te laisse pas faire » (éd. Payot psy, 2019) et « Le Harcèlement scolaire en 100 questions » (éd. Tallandier, 2017).

ELLE. Le chiffre de 700 000 écoliers et adolescents victimes de harcèlement scolaire fait-il état de la réalité ? 

Emmanuelle Piquet. Le chiffre de 700 000 élèves harcelés fait...

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