Le Haut Conseil à l’égalité publie un guide pour communiquer sans invisibiliser les femmes

Alexander Suhorucov

À l’école, au travail, dans la rue, notre société est imprégnée de sexisme. En français, la discrimination envers le genre féminin commence dans les mots. Pour avancer vers une meilleure égalité entre les femmes et les hommes, il faudrait donc cesser d’invisibiliser les femmes dans les discours. C’est l’objectif du guide Pour une communication publique sans stéréotype de sexe, publié par le Haut Conseil à l’égalité. Il prône un langage égalitaire. Celui-ci va au-delà de l’écriture inclusive, qui fait souvent jaser et ne relève que de la pratique écrite. Le Haut Conseil donne plusieurs pistes d’améliorations pour apprendre à être plus inclusif dans nos discours, à l’oral comme à l’écrit.

En premier lieu, il s’agirait d’utiliser le vocabulaire adéquat. Lorsqu’un nom féminin ou masculin existe, utilisons-le. En préconisant cela, le Haut Conseil évoque évidemment la question de la féminisation et de la masculinisation des métiers, des titres, des grades et des fonctions. On dira donc bien “une autrice” et “Madame la préfète”, par exemple. La circulaire sur la féminisation des noms de métiers date de 1986, en France.

Contrairement à ce que l’on a entendu à l’école, “le masculin ne l’a pas toujours emporté sur le féminin”. Avec un peu d’efforts et quelques mots de plus dans chacune de nos phrases, les deux pourraient être sur un pied d’égalité. Il suffirait de “décliner les noms et les adjectifs qui varient en genre”, explique le Haut Conseil. Plutôt que de dire “Chers collaborateurs”, (...)

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