Heures de prise des médicaments, prévention des maladies : l'importance des rythmes biologiques pour traiter les patients expliquée par une experte

Pression artérielle, température corporelle, fréquence cardiaque, digestion, sommeil… Presque toutes nos activités biologiques sont soumises à un cycle de 24 heures. C’est la fameuse horloge circadienne. "Elle permet à l’organisme d’anticiper les changements quotidiens prévisibles, comme l’alternance jour/nuit, et d’optimiser les fonctions métaboliques ou immunitaires en les autorisant aux moments les plus propices", explique Hélène Duez, chercheuse à l’Institut Pasteur de Lille. Cette horloge a été identifiée dans les années 1970, mais la découverte des gènes qui la contrôlent est beaucoup plus récente. Elle a ouvert la voie à une nouvelle discipline, la chronobiologie, et surtout à de nouvelles perspectives thérapeutiques : la chronothérapie. Une médecine circadienne, qui prend en compte les rythmes biologiques pour traiter les patients.

L’intensité de la douleur a une rythmicité de 24 heures avec un pic la nuit, autour de 3 à 4 heures du matin, et une baisse l’après-midi, entre 15 et 16 heures. Cette découverte faite par une équipe du Centre de recherche en neurosciences de Lyon, publiée en 2022, pourrait permettre à terme de mieux fixer les horaires de prise d’antalgiques afin qu’ils soient plus efficaces. Les chercheurs ont également démontré que, si elle était d’abord rythmée par notre horloge circadienne, la douleur augmentait aussi avec la dette de sommeil. Un paramètre sur lequel il serait possible d’agir en améliorant la synchronisation des rythmes biologiques, notamment (...)

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