Homophobie dans le foot : la Ligue professionnelle s'associe à une cellule d'écoute pour libérer la parole

Omar Ram / Unsplash

Lorsqu'on pense au football, on ne pense pas automatiquement à un sport LGBT-friendly. Les insultes homophobes parsèment les chants des supporters, et sont souvent lancées à celleux qui oseraient faire part de leur orientation sexuelle. Le foot serait même carrément un sport homophobe pour 40 % des 12-19 ans, selon une enquête réalisée l'an dernier par l'association Foot Ensemble, et rapportée par Têtu. Pourtant, 78 % de ces mêmes jeunes (des garçons dans leur grande majorité), et 83 % des moins de 13 ans, estiment aujourd'hui que l'homosexualité n'est pas un problème dans leur pratique sportive : un "coéquipier gay serait un sportif comme un autre, quelqu'un de normal" selon elleux. Alors, pourquoi est-il encore si difficile pour les joueur·euses de dire leur homosexualité, ou leur bisexualité ?

Pour lutter contre les stéréotypes et les discriminations dans ce sport, la Ligue de football professionnel (LFP) s’est associée à une cellule d’écoute contre l’homophobie, lancée par l’association Ovale Citoyen, et appelée “Cri du vestiaire”. Cette cellule est par ailleurs déjà existante au sein de la Ligue nationale de rugby (LNR), comme le rappelle Eurosport.

Ce partenariat entre l'association Ovale Citoyen et la LFP a pour but d’accompagner les sportif·ves qui n’osent pas s’exprimer sur leur sexualité, "souvent par peur de rejet ou d’impossibilité de carrière", a expliqué la Ligue dans son communiqué. Selon Ouest France, "jusqu’à présent, aucun joueur actuel de Ligue 1 n’a dévoilé (...)

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