Homophobie : le Sénat se prononce très majoritairement contre les « thérapies de conversion »

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La Haute assemblée a adopté en première lecture une proposition de loi qui prévoit un délit contre ces « thérapeutes » qui prétendent « guérir » l’homosexualité.

Victoire. Dans la soirée du mardi 7 décembre, le Sénat à majorité de droite s'est prononcé très largement mardi en faveur de l'interdiction des pseudo « thérapies de conversion », pratiques visant à imposer l'hétérosexualité aux personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT). « Être soi n'est pas un crime. Non, l'homosexualité et la transidentité ne sont pas des maladies que l'on pourrait soigner. Non, il n'y a rien à guérir », a martelé la ministre Elisabeth Moreno, dénonçant dans ces pratiques « des atteintes insupportables à l'intégrité humaine ». 

28 sénateurs des Républicains « contre »

Les sénateurs ont donc adopté, en première lecture, après l'Assemblée nationale et avec quelques modifications, une proposition de loi de la députée LREM Laurence Vanceunebrock. Celle-ci, soutenue par le gouvernement, prévoit un délit spécifique contre les organisateurs des ces « thérapies ». Seuls 28 sénateurs se sont prononcés contre, tous du groupe Les Républicains, dont leur chef de file Bruno Retailleau. À l'Assemblée, elle avait été adoptée à l'unanimité. Le texte doit désormais passer en commission mixte paritaire, afin que les deux chambres du Parlement puissent s’accorder sur une version commune du texte. 

Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 30 000€ d’amende 

Actuellement, selon la proposition de loi, « les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l'orientation...

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