Hoshi, harcelée, en appelle au président Macron

« Je vis avec la peur quotidienne que l'un d'entre eux passe à l'acte », écrit la chanteuse Hoshi dans un tweet à propos des harceleurs qui l’insultent au quotidien depuis plus de deux ans.

Devenue porte-parole de la condition des personnes LGBTQ+ avec ses chansons, l'artiste reçoit des messages orduriers, des menaces, des insultes, aussi bien écrits que vocaux.

Bien qu’elle ait saisi la justice et déposé une plainte en mars 2020 pour « harcèlement et menaces de mort », la situation ne change pas. « Ça fait plus de 2 ans que j'ai porté plainte pour les menaces et les injures à caractère homophobe que je reçois depuis ma chanson Amour Censure. Je fais bonne figure, j'ignore, j'essaye d'être forte mais voilà ce que je reçois encore fréquemment. La justice est lente, très lente », déplore-t-elle sur Twitter.

Espérant faire bouger les choses, Hoshi a tagué le compte d’Emmanuel Macron, celui du gouvernement, du ministère de la Justice et celui de la Police nationale, ainsi que la nouvelle première ministre, Elisabeth Borne.

Hoshi a des raisons de s’inquiéter : quand elle était adolescente, elle a été deux fois violemment agressée dans la rue de sa ville et, pour l’une des agressions, « laissée pour morte ». L’autrice des faits n’avait écopé que d’un « rappel à la loi ».

Le président Macron sera-t-il sensible à son angoisse, qui est celle des milliers de personnes face à l’homophobie ?

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