Huile de lin, de chanvre, de colza... Comment les utiliser ?

L’huile de lin: une ressource ancestrale

Depuis le succès du livre Anticancer de David Servan-Schreiber, en 2007, tout le monde se l’arrache pour sa richesse exceptionnelle en oméga-3. Pourtant, l’huile de graines de lin (du latin linum, désignant la plante, le fil et le tissu), n’est pas nouvelle : elle fait partie de la cuisine des populations de l’Europe du Nord et de l’Est depuis des siècles ! D’une belle teinte jaune d’or, elle est présente en France sous forme de compléments alimentaires, gélules ou flacons. Difficile, en effet, de conditionner en bouteille ordinaire ce liquide amer car il s’altère très rapidement à l’air et exige d’être conservé au frais.

L’huile de chanvre : en toute légalité

On connaissait les usages textiles, urbanistiques ou narcotiques du chanvre (du latin cannabis). L’huile obtenue par pression à froid de ses graines, à faible teneur en THC (élément psycho-cannabis), est autorisée à la consommation. Et même conseillée pour sa délicieuse saveur de noisette, son équilibre optimal entre oméga-3 et oméga-6, ses protéines et vitamines B1. Bref, elle a tout bon.

L’huile de colza : une paria devenue reconnue

Elle est sur le podium de la production mondiale d’oléagineux. Pourtant, l’huile de colza, ancrée en Asie depuis longtemps, a eu la réputation, en Occident jusqu’aux années 2000, d’être nocive. Aujourd’hui réhabilitée, elle fait valoir ses qualités : ses acides gras insaturés, bons pour le cœur, et sa vitamine E, antioxydante. Elle se verse, froide ou tiède, sur les salades, les pâtes, le saumon cru.

L’huile de cameline : un cœur d'asperge

C’est l’une des plus anciennes plantes oléagineuses. Originaire d’Europe du Nord et d’Asie centrale, la cameline (du latin chamæmelon, camomille) aussi appelée lin bâtard ou sésame d’Allemagne, est très prisée jusqu’au XIXe siècle. Son huile suscite un nouvel engouement pour son équilibre parfait entre oméga-3 et oméga-6, protecteurs du système cardiovasculaire et anti-inflammatoires.

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