“Hyrule Warriors : L’Ere du fléau” n’est pas le nouveau “Zelda” (et c’est tant mieux)

Erwan Higuinen
·2 min de lecture

Attention : le nouveau Zelda ne sera pas là pour Noël. Pas le vrai, en tout cas, pas la suite tant attendue du faramineux épisode Breath of the Wild qui arrivera au plus tôt l’an prochain. Destiné à occuper le terrain sur la Switch en cette fin d’année vidéoludique qui voit les concurrents de Nintendo lancer de nouvelles consoles, Hyrule Warriors : L’Ere du fléau est à la fois un jeu qui s’inscrit dans le prolongement de Breath of the Wild dont il partage l’univers autant que l’esthétique et tout à fait autre chose. Un prequel dont l’intrigue prend place un siècle plus tôt et un spin-off nous entraînant sur des sentiers ludiques bien différents. Oubliez les longues balades dans des paysages enchanteurs : en 2020, Zelda, c’est d’abord la bagarre.

Comme le premier Hyrule Warriors paru successivement sur Wii U, 3DS et Switch entre 2014 et 2018, L’Ere du fléau est ce qu’on appelle couramment un "musou" (ou "muso"), d’après Shin Sangoku Musou, le nom japonais de la série Dynasty Warriors d'où proviennent les bases de ce qui est devenu avec le temps un genre à part entière. Le principe : face à nous se succèdent des hordes d’adversaires dont il faut triompher avant de passer à la zone suivante d’un champ de bataille en constante évolution.

Des ennemis qui se ressemblent souvent mais se comptent en centaines dans ces jeux qui, s’ils osent quelques variations (combats de boss, séquences proposant ponctuellement un gameplay différent), misent d’abord sur le retour du même. Les commandes sont simples et les créatures qui se dressent face à nous généralement pas très malines. Alors on martèle la touche Y de la manette. Y, Y, Y, Y. Et puis X, un coup fort pour finir le combo. Déjà "300 K.O.". Quel beau feu d’artifice.

Lire la suite...