Quand un illustrateur de prestige passe à la BD, le résultat est bluffant

Vincent Brunner
·1 min de lecture
© Renaud Monfourny
© Renaud Monfourny

Plutôt “solitaire et introverti”, Antoine Maillard n’est pas près de manier une caméra, d’autant plus que cet illustrateur français est bien occupé depuis qu’il reçoit des commandes prestigieuses émanant du New York Times ou du New Yorker.

Mais c’est bien le cinéma qui a laissé une marque indélébile sur sa jeunesse et lui inspire cadrages et plans atmosphériques. Le dessinateur trentenaire se souvient ainsi avec tendresse de son adolescence où il a vécu par procuration, en regardant des films d’horreur loués dans les vidéoclubs.

Ambiance lynchienne et résidence à San Francisco

“J’aimais beaucoup les scènes d’exposition, quand il ne se passe encore rien de terrible.” On retrouve cette attirance pour la vie rêvée et les ambiances vaporeuses dans L’Entaille. Cette première bande dessinée publiée, nourrie par une résidence à San Francisco, embrasse tant de ses influences et des intérêts qu’il planche dessus depuis huit ans.

Il l’a ainsi ébauchée à l’Ecole européenne supérieure de l’image d’Angoulême alors qu’il faisait son master sur les rapports entre

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