Immigration : la France doit « dire qui on veut » et « qui on ne veut pas » accueillir, selon Élisabeth Borne

© Jacques Witt/SIPA

La France doit « dire qui on veut » et « qui on ne veut pas », a résumé Élisabeth Borne ce mardi 6 décembre en ouvrant le débat sur l'immigration . « L’immigration zéro n’est ni souhaitable, ni possible » pas plus qu’une « immigration dérégulée », a-t-elle ajouté. À l'Assemblée nationale, la Première ministre promet que le texte qui doit être déposé début 2023 par la majorité sera « équilibré », avant de tendre la main à la droite et à la gauche promettant d'allier « fermeté » et « humanité ».

Les titres de séjour en hausse

Sur ce dernier point, Élisabeth Borne assure que la France « a toujours accueilli et intégré, toujours délivré des titres de séjour avec des périodes d’arrivées parfois plus marquées, parfois mois soutenues, mais il est légitime de se poser la question de notre politique migratoire », a-t-elle expliqué.

Lire aussi - Comment le travail s’est imposé dans le projet de loi sur l’immigration

Selon les chiffres dévoilés par Élisabeth Borne, la France est passée en 15 ans de 172 000 titres de séjour délivrés en 2007 à 271 000 en 2021. Cette hausse est liée selon la Première ministre à l'arrivée « d’étudiants », de « salariés qualifiés » et « une augmentation modérée des bénéficiaires de l’asile ». Enfin, la locataire de Matignon annonce que la France accueille près de 30 000 demandeurs d’asile chaque année et a enregistré l’arrivée de 108 000 réfugiés ukrainiens depuis le 24 février dernier.

Après cette prise de parole, le ministre de l'Intérieur a déploré « le n...


Lire la suite sur LeJDD