Implant contraceptif Essure : quatre Françaises envisagent d’attaquer l’Etat

Emilie Poyard

Quatre femmes qui avaient choisi la méthode de contraception définitive Essure alertent sur les effets indésirables ressentis et interpellent aujourd’hui l’Etat. Elles réclament une étude indépendante et des indemnisations.

175 000 femmes ont porté cet implant en France. La méthode Essure existe en effet dans l’Hexagone depuis 2003. A l’époque, nous avions donné la parole à des femmes qui avaient décidé d’opter pour la contraception définitive. Certaines avaient d’ailleurs fait le choix d’un implant Essure, c’est à dire que de micro-implants sont introduits dans les trompes de Fallope par les voies naturelles en vue de les « boucher » et d’empêcher toute fécondation. Mais depuis quelques années, certaines patientes ont dénoncé des effets indésirables. Des saignements, des douleurs, de fortes fatigues, des symptômes de dépression et parfois même une migration de l’implant. L'ANSM déclarait le 20 avril 2017 qu'entre 2003 et début février 2017, 1 087 femmes avaient été confrontées à un dysfonctionnement de l'implant Essure. Commercialisé par le laboratoire Beyer, il a finalement été retiré du marché en 2017. Une trentaine de patientes ont déjà déposé plainte contre X en avril 2019 pour « blessures involontaires ». Lundi, ce sont quatre anciennes porteuses de ce dispositif qui ont décidé d’attenter une nouvelle forme d’action. Elles ont déclaré devant la presse vouloir « agir contre l’État ». Elles réclament une étude indépendante et des indemnisations.

« On a été cobayes à l’implantation, cobayes à l’explantation et cobaye pour le reste de notre vie. »

Il faut rappeler que c’est avec leurs propres moyens qu’elles...

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