“In My Room”, le film à (re)voir après une année confinée

Bruno Deruisseau
·1 min de lecture
 Nour Films
Nour Films

La sédimentation qu'un film opère à l'intérieur de nos corps passe par une multitude de couches et de filtres sensibles ; notre imaginaire et nos fantasmes bien sûr, notre capacité d'analyse, mais aussi notre vécu. A ces multiples résonances s'ajoute celle du temps présent. Un film nous cueille dans un moment donné, à la fois intime et collectif.

Lorsque le quatrième film d'Ulrich Köhler, In My Room, sort début 2019, le temps collectif est encore celui du monde d'avant, effréné et bouillonnant d'échanges. Ce conte postapocalyptique sur un homme qui se retrouve du jour au lendemain seul au monde agit alors comme une bulle enchanteresse dans laquelle on se love pour échapper à l'accélération névrotique du contemporain. Pour celui·celle qui aspire à une telle suspension, la fin du film est un déchirement.

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