Inceste : victime ou témoin, les conseils d’une spécialiste

Valérie Josselin
·1 min de lecture

C’est le dernier tabou. Que l’on soit concerné directement ou indirectement, s’y attaquer exige bien du courage. Analyse et conseils d’une spécialiste pour aborder l’après-traumatisme de l'inceste.

Depuis la parution de la Familia Grande (Seuil), où Camille Kouchner raconte que son frère jumeau a été abusé sexuellement à l’adolescence par leur beau-père, la parole des victimes d’inceste s’est libérée sur les réseaux sociaux. A l’appel du collectif féministe #NousToutes, plus de 80 000 tweets ont déferlé quelques jours plus tard sous le hashtag #MeTooInceste, attestant que les viols intrafamiliaux dans l’enfance étaient une réalité très répandue et qui touchait tous les milieux. Selon un sondage Ipsos réalisé en novembre dernier pour l’association Face à l’inceste, un Français sur dix en serait victime.

Ainsi, 32 % d’entre nous connaissent au moins un proche qui a été abusé. Mais comment l’épauler le plus justement ? Dans son guide Aider une victime de viol ou d’inceste (L’Esprit du Temps), Swan Nguyen, qui a été longtemps écoutante de la ligne d’écoute « Viols femmes informations », elle-même victime d’inceste, nous met sur la voie. Nous lui avons demandé de réagir à certains témoignages sur les réseaux sociaux.

« J’avais entre 6 et 12 ans. C’était mon cousin. Je n’étais pas consentante. Ce n’était pas des jeux d’enfants. Une partie de moi s’est éteinte à jamais. Je suis une survivante »

L’éclairage de la spécialiste

Un enfant sent la différence entre jouer à touche-pipi entre enfants du même âge et l’agression sexuelle, imposée par un « initiateur »...

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