Ineos Grenadier : God save the Land

Le poids lourd britannique de l’industrie pétrochimique se lance dans l’automobile avec ce 4 x 4 pur et dur, dans l’esprit du Land Rover originel.

Dans l’automobile comme dans l’agriculture, il y a ceux qui croient aux vertus du bio, à l’image d’Elon Musk, le patron de Tesla, chantre de la voiture 100% électrique, et il y a les conservateurs, moins sensibles au respect de la planète que des traditions. Jim Ratcliffe, le milliardaire actionnaire

majoritaire d’Ineos, fait partie de ceux-là. Déjà engagée auprès de Mercedes en formule 1, des récents vainqueurs du Tour de France (Froome, Thomas et Bernal) en cyclisme, du Team UK en Coupe de l'America et de l’OGC Nice en football, sa société se lance, à présent, dans la mobilité. Le magnat a ainsi fondé Ineos Automotive en 2017 avec l’objectif de concevoir le digne héritier du mythique Defender, dont la dernière génération s’embourgeoise exagérément aux yeux des puristes.

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Baptisé Grenadier, un patronyme en phase avec son esprit guerrier, ce VUL (véhicule utilitaire léger) s’adresse aux professionnels et aux aventuriers du monde entier. Réputé increvable et sans compromis, ce vrai 4 x 4 assume son côté anti-SUV. Doté d’un châssis échelle, de différentiels verrouillables et d’un habitacle lavable au jet, le baroudeur revendique une tonne de charge utile et 3,5 tonnes de capacité de traction. Disponible en essence comme en diesel, et même en version pick-up double cabine à partir de 2022, il reçoit un 6-cylindres en ligne 3-litres, associé à une transmission automatique à 8 rapports.

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Fruit d’un partenariat avec Magna Steyr, BMW et ZF, le Grenadier se veut, à l’image de Rolls-Royce, Bentley ou Mini, un savant mélange de(...)


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