Infertilité : les conseils d'une spécialiste pour surmonter l’épreuve du diagnostic

La docteur en psychologie Pauline Minjollet a co-écrit un livre avec le docteur Adrien Gaudineau et la journaliste Véronique Deiller : Je veux un enfant, le guide essentiel de la fertilité (éd. Albin Michel). Ils nous donnent leurs conseils pour accepter un diagnostic d’infertilité et des conseils pour surmonter cette épreuve.

Infertilité : le deuil de l'enfant conçu naturellement

Dans le livre, six étapes sont identifiées pour aider les couples à accepter le diagnostic d’infertilité : le choc de l’annonce, le déni, ensuite la colère et la culpabilité, la dépression, l’acceptation et pour finir la reconstruction.

Tous les couples ne passent pas forcément par ces six phases pour accepter le diagnostic. Mais pour notre psychologue, certains sont essentiels : " Ce sont des étapes majeures, mais elles peuvent se passer dans un autre ordre avec une autre temporalité. Elles sont assez similaires aux étapes du deuil, car les parents font le deuil de l’enfant conçu naturellement. Pour moi, le choc est inévitable même quand on s’y prépare. Les couples ont toujours de l’espoir, même quand ils se doutent qu’il y a une infertilité qui va être détectée. Une autre étape nécessaire est celle de la colère et de la culpabilité. Ces deux sentiments montrent une vraie frustration par rapport à l’annonce du diagnostic et à l’injustice de la situation. C’est une colère contre soi, mais également contre les autres, contre son conjoint, contre celui qui porte l’infertilité. Par exemple, si la cause de l’infertilité est masculine, la femme peut en vouloir à son mari et inversement "

Infertilité : l'importance d'en parler avec son conjoint

Quand un des conjoints est en colère contre l’autre après l’annonce du diagnostic, il est inévitable qu’ils en discutent ensemble. " Dans un couple, on n’a pas forcément des points de vues similaires, donc on ne vit pas l’annonce d’une infertilité de la même manière. Il est important que chacun le comprenne. Il n'y a pas une personne du couple qui le vit mieux

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