Infirmière tuée à Reims: le suspect souffre de schizophrénie et de paranoïa

Infirmière tuée à Reims: le suspect souffre de schizophrénie et de paranoïa

L'homme mis en cause dans la mort d'une infirmière au CHU de Reims ce lundi est atteint de paranoïa et de schizophrénie, a annoncé ce mercredi le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette. Il avait déjà évoqué les "troubles sévères" dont souffrait le suspect âgé de 59 ans.

Cet homme "faisait l'objet de soins psychiatriques depuis 1985, avec de nombreux séjours hospitaliers, et était reconnu adulte handicapé". Il était placé sous "curatelle renforcée". Une rupture de soins est aussi examinée dans cette affaire, des cachets non ouverts ayant été retrouvés chez le suspect.

Le suspect en voulait au personnel hospitalier

Interpellé lundi après avoir attaqué au couteau une infirmière et une secrétaire médicale, il a indiqué en vouloir au personnel hospitalier. Le mis en cause a déclaré avoir donné "plusieurs coups de couteau" aux victimes en raison de leur qualité, affirmant en "vouloir à la psychiatrie", selon le procureur.

Il avait déjà agressé au couteau quatre personnes en 2017, "sur fond de pathologie sévère de type syndrome persécutif et psychose chronique", dans l'établissement ou service d’aide par le travail (ESAT) où il travaillait, a développé Matthieu Bourrette. Sa mère a indiqué aux enquêteurs ne pas être "surprise" de ce nouveau passage à l'acte, selon le procureur.

Information judiciaire ouverte pour assassinat

Ce dernier a demandé sa mise en examen pour "assassinat" et de "tentative d'assassinat" et son placement en détention provisoire, dans une unité hospitalo-carcérale.

"Il appartiendra cet après-midi au juge d'instruction et au juge des libertés et de la détention d'apprécier les suites", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, précisant que le suspect encourait la réclusion criminelle "à perpétuité".

La chambre de l'instruction devait statuer vendredi 26 mai dans le dossier concernant les faits de 2017 sur une éventuelle irresponsabilité pénale en raison de l'abolition de son discernement, mais le procureur a déclaré mercredi que le passage à l'acte de ce lundi semblait sans lien avec la décision qui devait être rendue prochainement.

Article original publié sur BFMTV.com