Les influenceurs, ces nouvelles stars de l'édition

Valérie Josselin

Les influenceurs cartonnent sur les réseaux sociaux et en... librairie !

Depuis que Natoo et EnjoyPhoenix ont ouvert le bal respectivement chez Michel Lafon et Anne Carrière (avec deux cartons en librairies, Icônne et #EnjoyMarie), les autres éditeurs se sont laissé séduire par la notoriété d’un Kevin Tran (le Rire jaune) ou d’un Benjamin Brillaud (Nota bene). « Ils tablent sur le fait qu’environ 10 % de la communauté du youtubeur achètera le livre, soit 200000 exemplaires pour 2 millions de fans, explique Hélène Védrine, maître de conférences en histoire de l’édition à la Sorbonne. Cela diminue considérablement les risques éditoriaux ! » Il ne faut pas croire que l’opération soit facile pour autant. « Transposer une parole vivante et “libre”, un format vidéo en support papier exige un gros travail d’édition, souligne la spécialiste. D’autant que les youtubeurs sont des autoentrepreneurs exigeants, qui souhaitent être impliqués dans la création du livre. » « Il est vrai que les ventes s’envolent au début, mais rapidement il faut convaincre d’autres acheteurs », rappelle Karine Bailly de Robien, directrice associée chez Leduc.s. Depuis deux ans, la tendance s’oriente vers un marché de niche, avec des instagrameurs ou des blogueurs qui racontent leur transformation (Lili Barbery-Coulon, auteure de la Réconciliation, Marabout) ou qui s’attaquent à des sujets sensibles, comme Enora Malagré (Un cri du ventre, Leduc.s), victime d’endométriose, ou Agathe Auproux (Tout va bien, Alb...Lire la suite sur Femina.fr

A lire aussi