Insécurité : la disparition d'une Londonienne libère la parole des femmes

ELLE avec AFP
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Sarah Everad, 33 ans, rentrait chez elle lorsqu’elle a disparu le 3 mars. Depuis, les britanniques ont partagé des centaines de témoignages d’harcèlement et de menaces de la part des hommes.  

Vague d’émotion outre-Manche. Le 3 mars, Sarah Everad, 33 ans, jeune cadre dans le marteking, rentrait chez elle après avoir passé la soirée avec des amis à Clapham, dans le sud de Londres. Son domicile se trouve à Brixton, situé à environ 50 minutes de marche. C’est lors de ce trajet, vers 21h30, qu’elle a disparu. Depuis, la tristesse et la colère se sont emparées du pays. Le Premier ministre Boris Johnson s'est dit « choqué et profondément attristé » : « Nous devons travailler vite pour trouver toutes les réponses à ce crime terrifiant ».  

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80% des femmes disent avoir été victimes de harcèlement dans des lieux publics 

Mais l'affaire a surtout déclenché sur les réseaux sociaux de nombreuses réactions de femmes s'identifiant à la trentenaire. Des centaines de personnes partagent des expériences de harcèlement et de menaces venant d'hommes. « Si ce qui est arrivé à Sarah Everard a touché tant de femmes c'est parce que nous faisons les mêmes calculs qu'elle faisait tous les jours. Nous empruntons la voie la plus longue et la mieux éclairée, repoussons la peur pour la voix qui dit : “Ne sois pas idiote, tu as parfaitement le droit de rentrer seule à la maison la nuit et d'être en sécurité” », a tweeté Kate McCann, journaliste politique sur la chaîne Sky, un message relayé plus de 16 000 fois.  

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