INTERVIEW - Amélie Nothomb raconte : cette prise d'otages qui a marqué à jamais la vie de son père

Rencontrer Amélie Nothomb est toujours une joie, un pur plaisir. Elle nous a souvent fait rire, nous racontant par exemple que son lave-vaisselle lui sert d'armoire, qu'elle continue de manger ses bananes sur le côté comme les enfants, détaillant ce qu'elle a fait de plus fou sous l'emprise du champagne, ou nous expliquant pourquoi elle glisse le mot "pneu" dans chacun de ses livres. Elle nous a fait des confidences émouvantes, admettant ainsi qu'elle était "un vrai bourreau des cœurs", mais aussi des révélations terribles. Lors des trente-cinq ans de Femme actuelle, elle était revenue sur son anorexie et nous avait bouleversés en précisant qu'elle était survenue peu de temps après le viol qu'elle a subi 12 ans et demi en Inde.

Il y a chez Amélie Nothomb autant de drôlerie que de gravité. À l’époque de "Frappe-toi le cœur", elle nous avait prouvé qu'elle connaissait par cœur et dans le bon ordre la liste de ses vingt-six romans. Quatre ans plus tard, le 19 août 2021, paraît le trentième, intitulé Premier Sang, (éd. Albin Michel, 180 p., 17,90 €). Un roman fort sur son père, Patrick Nothomb, mort du Coronavirus au premier jour du confinement, en mars 2020. Un livre qui compte beaucoup pour Amélie Nothomb et dont elle parle avec une vive émotion.

Femme Actuelle: comment est né ce roman qui rend hommage à votre père?Amélie Nothomb : C’est le trentième livre que je publie mais le centième que j’ai écrit. Je n’aurais jamais imaginé écrire sur mon père ailleurs que dans Métaphysique (...)

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