INTERVIEW - François-Xavier Demaison : "J’ai longtemps été le bon élève qui cachait le saltimbanque"

En quoi le regard d’Audrey Dana sur la gent masculine dans Hommes au bord de la crise de nerfs vous a-t-il séduit ?

F.-X. D. Audrey est une « humaniterrienne », aussi amoureuse de la terre que des hommes. Je trouvais son discours apaisant. Elle déconstruit les clichés et raconte ces hommes perdus avec tendresse. Je suis très touché par mon personnage qui vit masqué : face à sa famille, il n’assume pas la vie qu’il a construite avec son conjoint. C’est un film positif, réconciliateur et l’expérience du tournage a été folle. Ce que vous verrez à l’écran est ce que nous avons vécu dans le Vercors : nous avons vraiment été enterrés jusqu’au cou et avons fait des nuits blanches à cause des loups... Ça soude un groupe, forcément !

Le film aborde la question des injonctions faites aux hommes. Vous en sentez-vous victime ?

F.-X. D. Plutôt en tant qu’artiste. On nous demande de nous prononcer sur tout alors que nous ne sommes experts ni en économie, ni en politique, ni en football. Tout ne doit pas être tribune. Je préfère que mes choix artistiques racontent mes engagements et j’évite de donner des leçons ou de pousser des coups de gueule sur les plateaux télé. En tant qu’homme, il serait par ailleurs déplacé de dire que je souffre d’injonctions, au regard de celles que subissent les femmes. Comme le raconte le film, je suis en revanche ravi qu’il soit plus admis aujourd’hui pour un homme d’exprimer ses doutes et sa fragilité.

Vous dites que votre personnage vit masqué. Personnellement, (...)

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