INTERVIEW - Julien Clerc : son retour en France, sa famille, la musique, ses amis décédés... il se confie à cœur ouvert

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Sans domicile fixe à cause du confinement, Julien Clerc avait eu la tristesse d'être privé de voir son petit-fils à cause du coronavirus. Le voilà revenu en France. Nous en avons profité pour le rencontrer à l'occasion de son nouvel album, Terrien (PlayTwo). Ce disque le confirme: les mélodies, c'est clair, Julien sait faire. Nos morceaux préférés? Automne et Brexit, on adore!

Ce nouvel album s'est composé après votre retour à Paris ?Julien Clerc: Hélène (Grémillon, son épouse, Ndlr) et moi-même avons décidé très vite de quitter Londres, en deux jours. On est rentrés le 15 mars dans un Eurostar désert. On vit pour l'instant chez ses parents, où j'ai une pièce pour travailler. J'ai composé au casque, en chantant doucement pour ne pas déranger, c'est drôle…

"La rose et le bourdon" qui parle d'écologie n'évoque-t-elle pas la force d'inertie? J.C.: Les deux, mon général. Moi qui adore nager en mer, depuis 20 ans, je vois empirer la pollution de la Méditerranée, surtout avec le plastique désagrégé. Je retrouve certaines petites criques pleines d'immondices.

"Mademoiselle", qui salue le corps enseignant, est-elle née après l'affaire Samuel Paty ?J.C.: Non, bien avant, quand je terminais l'album de duos. J'ai eu à Lakanal des institutrices comme ça, notamment mademoiselle Burelle qui avait écrit sur mon bulletin "Fait le crocodile en classe" !

Que vous inspire l'appauvrissement de la musique pop ?J.C.: J'ai eu la chance de recevoir un bagage musical vraiment varié, du classique aux Beatles. Aujourd'hui, j'insiste auprès de mon fils Léonard pour qu'il apprenne bien tous les morceaux donnés par le super prof de guitare qu'il a eu à Londres. Des musiques de différentes époques, de différentes origines… La variété, la richesse, ça me semble très important.

Plusieurs personnes qui ont compté pour vous sont parties : France Gall, Maurice Vallet, Jean-Loup Dabadie… Comment le vivez-vous ?J.C.: Ma génération atteint cette zone critique, en effet. Là, c'est un peu la loterie, (...)

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