Intolérance aux sulfites : comment la reconnaître ?

Les sulfites sont des substances utilisées comme agent de conservation ou agent de blanchiment dans certains aliments ou certaines boissons.

On les retrouve notamment dans le vin, et plus particulièrement le blanc et le champagne, puisqu’ils permettent de bloquer sa fermentation, mais aussi dans d’autres aliments, comme la purée déshydratée, la moutarde, le poisson séché, les fruits déshydratés (abricots, pruneaux, raisins secs…) ou encore certains jus de fruits. Les sulfites permettent d’éviter leur oxydation ainsi que le développement des bactéries.

Si ces conservateurs, référencés sous les noms de codes E220 à E228, sont autorisés, ils font partie de la liste des 14 allergènes alimentaires à déclaration obligatoire. Ainsi, la présence de sulfites doit être indiquée sur les étiquettes si elle est égale ou supérieure à 10 mg/kg ou 10 mg/L.

Les symptômes de l'intolérance aux sulfites

On parle communément d’"intolérance aux sulfites", mais il est plus juste d’utiliser le terme d’"hypersensibilité", car aucune IgE (anticorps responsable de réactions allergiques) anti-sulfites n’a jamais été mis en évidence. Il n’existe donc pas de test sanguin pour attester d’une intolérance aux sulfites.

De ce fait cette hypersensibilité se suspecte cliniquement, grâce à ses symptômes typiques, qui apparaissent dans l’heure suivant l’ingestion de sulfites, et parmi lesquels on retrouve :

une congestion nasale ;des maux de tête ;un état de fatigue ;des démangeaisons cutanées ;une gêne respiratoire pouvant aller jusqu’à la crise d’asthme, dans de rares cas.

Un test de provocation réalisé à l’hôpital ou en clinique peut aider à confirmer cette hypersensibilité. Il consiste à ingérer à dose croissante des sulfites masqués dans une boisson ou un placebo, et à noter les symptômes qui apparaissent.

Mais le moyen le plus simple de déceler une intolérance aux sulfites reste encore d’être attentif aux manifestations qui surviennent après la consommation d’un verre de vin blanc ou de champagne.

Intolérance

(...) Cliquez ici pour voir la suite