Un inventeur sur six est une femme, d’où vient cette sous-représentation des femmes ?

Edward Jenner

La France fait partie des pays membres de l’Office européen des brevets (OEB), l’organisation qui accorde des brevets au niveau européen, depuis 1977. C’est donc en se basant sur plus de quarante années de dépôts de demandes de brevets que l’organisation a tenu à se questionner sur la représentation des femmes dans les activités inventives. Et le bilan n’est franchement pas réjouissant. En calculant le taux de femmes inventrices (TFI) sur le nombre de demandes de brevet déposées par des femmes, l’OEB révèle que ce taux était d’environ 2 % à la fin des années 1970 et de 13 % en 2019. Pour la France, le taux de femmes inventrices est estimé à 16,6 %, soit une inventrice contre six inventeurs, selon cette étude repérée par Terrafemina. Et bien qu’il soit supérieur à la moyenne européenne, le taux français est en réalité situé en milieu de tableau regroupant les pays membres de l’OEB.

"Parmi les États faisant partie de la CBE, la Lettonie (30,6 % de 2010 à 2019), le Portugal (26,8 %), la Croatie (25,8 %), l’Espagne (23,2 %) et la Lituanie (21,4 %) ont le TFI le plus élevé", rapporte l’étude. En fin de classement, l’Allemagne, le Luxembourg, le Liechtenstein et l’Autriche ont des taux égaux ou inférieurs à 10 %. Ces différences entre les pays ne viennent pas nécessairement de politiques plus ou moins inclusives, mais plus probablement de la spécialisation technologique du pays en question. Par exemple, dans le secteur de la chimie, les femmes inventrices sont beaucoup plus présentes (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Le Sénat américain, à majorité démocrate, devrait finalement voter une loi protégeant le mariage homosexuel
L’école est-elle classiste ? Ces données de l’Éducation nationale en disent long sur la mixité sociale
Règles dans le sport : vers la fin des sous-vêtements blancs au tournoi de Wimbledon ?
Porno, cyberhacèlement, violence : le Gouvernement lance un “laboratoire” pour protéger les enfants sur Internet
Se dire "féminine" serait socialement dévalorisant pour les femmes selon une étude de l'Ined