Irak: deux morts en marge d'une manifestation à Nassiriya

AFP - ASAAD NIAZI

Première manifestation meurtrière en Irak depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement il y a un mois et demi. À Nassiriya, fief des mouvements de contestation contre le régime en place, issu des révoltes de 2019, deux manifestants ont été tués et une vingtaine de personnes ont été blessées par les forces de sécurité.

Avec notre correspondant à Bagdad, Marie-Charlotte Roupie

Trois cents personnes s'étaient rassemblées pour dénoncer les arrestations d'activistes dans la province de Dhi Qar, théâtre régulier de manifestations des mouvements issus des révoltes populaires de 2019.

Cette fois, des heurts ont éclaté et la police anti-émeute a tiré à balles réelles. Le Premier ministre irakien a ordonné le limogeage du chef de la police locale et l'envoi d'une commission pour enquêter sur la mort des manifestants.

Mais la contestation s'est étendue, entre-temps, à la province voisine, dans la ville de Diwaniya. En début de semaine, la tension est montée d'un cran, après la condamnation d'un jeune activiste, Haider al-Zaidi, à trois ans de prison.

Il était accusé d'avoir enfreint la loi interdisant d'insulter publiquement une institution gouvernementale ou l'un de ses représentants.

Dans des tweets, il aurait qualifié d'espion Abou Mehdi al-Mouhandis, ancien leader du groupe paramilitaire chiite du Hachd al-Chaabi tué en janvier 2020. Haider al-Zaidi s'est toujours défendu d'avoir rédigé ces tweets.

De nombreuses voix s'élèvent, à présent, pour demander l'annulation de cette décision du tribunal de Bagdad.


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