Iran: l'Australo-Britannique Kylie Moore-Gilbert échangée contre trois Iraniens

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La République islamique a relâché la chercheuse australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, détenue en Iran depuis 2019 et condamnée pour espionnage au profit d'Israël, contre la libération de trois Iraniens, un homme d'affaires et deux citoyens iraniens, détenus à l'étranger.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

L'échange de prisonniers est devenu la règle ces dernières années. Cette fois-ci, Kylie Moore-Gilbert a été échangée contre trois Iraniens détenus à l'étranger. Les médias officiels iraniens n'ont pas précisé pour le moment l'identité des trois Iraniens ni dans quels pays ils étaient détenus.

La télévision iranienne a montré l'image de l'Australo-Britannique mais aussi des trois Iraniens à l'aéroport. Les visages des trois iraniens étaient cachés avec des masques et ils portaient des casquettes. L'un d'entre eux étaient sur un fauteuil roulant.

Ces dernières années, l'Iran a procédé à des échanges de prisonniers avec plusieurs pays, notamment l'Australie, la France ou les États-Unis. En mars dernier, l'Iran a échangé le chercheur français Roland Marchal avec un Iranien détenu en France et qui devait être expulsé vers les États-Unis. Un échange de prisonniers a également eu lieu entre l'Iran et l'Australie.

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a affirmé il y a deux mois que Téhéran était prêt à échanger les prisonniers binationaux irano-américains avec des Iraniens détenus aux États-Unis.

La chercheuse franco-Iranienne Fariba Adelkhah ou encore l'Irano-Britannique Nazanine Zagheri sont toujours détenues en Iran et pourraient faire l'objet d'échange de prisonniers.