Isère : un « cold case » élucidé, 36 ans après les faits

Marie-Thérèse Bonfanti avait disparu en 1986, en pleine distribution de journaux. Un homme, déjà soupçonné à l’époque, a finalement avoué l’avoir assassiné.

La disparition inexpliquée d’une jeune femme survenue il y a 36 ans près de Grenoble a été enfin élucidée. Un homme de 56 ans a été mis en examen pour « enlèvement, séquestration et meurtre » après être passé aux aveux, a annoncé jeudi le parquet de Grenoble.

Le suspect, qui habitait à proximité à l'époque, avait été soupçonné puis relâché. Interpellé sur la base de nouveaux éléments, il « a reconnu l'avoir tuée », pendant sa garde à vue et devant le juge d'instruction, a révélé Eric Vaillant, procureur de la République de Grenoble.

Son adjoint Boris Duffau a pour sa part précisé que le mobile évoqué par le meurtrier était un « litige », à ce stade « sans aucune connotation sexuelle ». À l’époque, le profil violent du suspect avait déjà « attiré l’attention des enquêteurs ».  Il avait notamment été condamné à deux reprises pour des agressions contre des femmes, la première fois en 1985 quand il avait 14 ans.

L’avocat de la famille Bonfanti, Me Bernard Boulloud, a de son côté fait part du « grand soulagement » de ses clients. Après tout le temps passé, le mari de la victime, Thierry Bonfanti, ne ressent « pas de haine », a-t-il assuré.

La victime reste introuvable

Âgée de 25 ans et mère de deux enfants, Marie-Thérèse Bonfanti avait disparu sans laisser de traces, le 22 mai 1986 à Pontcharra dans l’Isère, alors qu’elle distribuait des journaux.

Sa voiture avait été retrouvée le soir près...

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