Qui sont les it-girls de la détox ?

Daniele Gerkens

Bien-être, éclat, perte de poids, énergie… La détox est aujourd’hui un incontournable post-fêtes. Enquête et portraits d’adeptes de ce rituel qui fait fureur.

il y a ceux qui boivent tous les jours des smoothies verts, ceux qui jeûnent un peu ou beaucoup et bien d’autres qui ne font qu’envisager de se mettre à la détox, mais sont déjà séduits par l’idée. Alors un point s’impose. Nouvelle lubie ? Prise de conscience ? La détox va-telle tous nous gagner ou sera-t-elle bientôt reléguée au banc des bizarreries passées ?

Première constatation, la passion de la détox est affaire de génération et de milieu social. Laura, 35 ans, voit ses deux cures détox annuelles comme une évidence. Sa mère, Brigitte, 62 ans, s’étonne, bien qu’elle admette faire une cure de soupes après les fêtes. « Ce n’est pas pareil », se justifie-t-elle. Faux, d’après Jean-Pierre Poulain, sociologue de l’alimentation (« dictionnaire des cultures alimentaires » éd. Puf) : « La détox est un mot nouveau pour un phénomène historique. Dans toutes les cultures, il y a des périodes ritualisées au cours desquelles on allège son alimentation, voire on l’interrompt, pour se purifier. Aujourd’hui, le phénomène de la détox touche avant tout des femmes urbaines et actives de 25 à 50 ans. Il s’agit de prendre le contre-pied de la surabondance de notre société. C’est en quelque sorte la cristallisation d’une pensée un peu magique : “Quand je contrôle ce que je mets en moi, je contrôle l’avenir.” » En d’autres termes, la détox est un phénomène qui touche des classes supérieures capables...

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