IVG : la « détresse psychosociale » pourra être invoquée pour les femmes hors délai

Margot Ruyter

Le ministre de la Santé Olivier Véran s’est prononcé en faveur de l’utilisation du motif de « détresse psychosociale » pour permettre aux femmes n’ayant pas pu pratiquer d’IVG lorsqu’elles étaient confinées, de le faire, même après le délai réglementaire de 12 semaines.

Le ministre de la Santé Olivier Véran s’est prononcé en faveur de l’utilisation du motif de « détresse psychosociale » pour permettre aux femmes n’ayant pas pu pratiquer d’IVG lorsqu’elles étaient confinées, de le faire, même après le délai réglementaire de 12 semaines.

Officiellement, le délai de recours à l’ avortement n’est pas allongé. Pourtant, face à la demande des professionnels de santé et des associations, Olivier Véran a indiqué dans une lettre du 23 avril, la possibilité d’invoquer le motif de « détresse psychosociale », rapporte « France info ». Ainsi, les médecins pourraient utiliser cet argument pour pratiquer tardivement un avortement par aspiration (au-delà du délai maximum légal de 12 semaines). Il s’agit pour le ministre de la Santé de « s’assurer que toutes les femmes puissent trouver une solution d’accès à l’IVG durant cette période [de confinement] ». La problématique est en effet de santé publique : pas question de voir des femmes forcées de mener leur grossesse à terme. D’où le motif de « détresse psychosociale », avancé par le ministre.

Le 11 avril dernier, sur saisine du ministre de la Santé, la Haute Autorité de Santé a autorisé la pratique des IVG médicamenteuses à domicile et a allongé de deux semaines la date limite pour y recourir. Pour la durée du confinement, les femmes peuvent donc se faire prescrire une l’IVG médicamenteuse jusqu’à 9 semaines d'aménorrhée contre les 7 autorisées précédemment. En raison de la « nécessité de garantir le droit des femmes à l’IVG durant la période d’épidémie de Covid-19 en évitant autant que faire se peut d’aller en établissement de santé ».

Un accès difficile à l’IVG

Interrogé lors des (...)

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